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Dialogue dans le bassin du Nile avec la jeunesse estudiantine de Bunia

Publié le par doyenmaliro

Le Forum Congolais du Bassin du Nil, FCBN, s’approche de plus en plus vers la population pour sensibiliser en faveur de la gestion équitable des ressources du bassin du Nile. La jeunesse estudiantine de Bunia a eu une bonne connaissance sur le bassin du Nile grâce à un dialogue tenu entre elle et la coordination nationale du FCBN.partic-bunia.jpg

L’Orateur, Mathias KWABENE, coordonateur national du FCBN, a expliqué profondément aux participants les organisations du Bassin du Nil, l’historique des accords sur le Nil, les buts de l’Accord- Cadre de coopération entre les Etats riverains du Fleuve Nil, ses avantages et les précautions à prendre pour sauver l’écosystème qui se trouve dans le Bassin du Nil. Par la suite, il a expliqué la position actuelle des pays signataires de cet Accord-cadre, tout en précisant que jusqu’à ce jour la RDC n’a pas encore signé ce document dont elle-même paraît initiatrice. Ainsi cet aspect, bloque tous les avantages que pourrait avoir la RDC dans le cadre de cette coopération (non financement de différents projets pouvant développer le coté congolais). Alors que, les autres pays signataires continuent à bénéficier énormément des fruits de cet Accord-cadre de Coopération.

Comme pour témoigner de l’attention accordée à l’exposé, les participants ont posé quelques questions d’éclaircissement. Ces questions peuvent se résumer en deux dont la première revient sur le coté Congolais du Bassin du Nil, où la pauvreté est endémique, quelles stratégies envisage le Bassin du Nil pour la contourner ? La seconde est afin tournée sur  la protection des ressources du Bassin du Nil qui sont en voie de disparition, surtout  dans le lac Albert, quelles sont les stratégies prises par le Bassin du Nil? Sans mâcher les mots, M. Mathias KWABENE  a clairement répondu que pour éradiquer la pauvreté dans le cadre de la coopération, il y a beaucoup de projets à financer. Malheureusement, la RDC n’a pas signé l’Accord-cadre et ne paie pas ses cotisations annuelles afin que soient libérés les différents financements. Et pour sauver les ressources du Bassin du Nil en disparition, en attendant  la signature de l’Accord-cadre, le FCBN prône plus les informations à travers des conférences-debats, des réunions et les médias comme le journal, la radio ou l’internet.

A l’issue du débat, les participants ont formulé quelques recommandations. D’abord aux intellectuels congolais qui vivent dans la région  du Bassin du Nil, qu’ils soient suffisamment informés de ce qui se passe au niveau du Bassin du Nil pour qu’ils mènent des plaidoyers au niveau de Bassin du Nil en faveur de la population locale, première bénéficiaire.

Que les universités du Bassin du Nil, à travers leur centre de recherches mènent des études scientifiques dans tous les domaines sociaux afin de déduire les besoins de la population et faire des plaidoyers au Bassin du Nil et au gouvernement. Aussi ces universités doivent publier des articles pour informer le public de la région sur les différents programmes de Bassin du Nil. Enfin ces institutions peuvent chaque fois  organiser des conférences pour étendre les sensibilisations sur Bassin du Nil.

Enfin, Que le gouvernement de la RDC prenne conscience et qu’il signe l’Accord-cadre afin de libérer les avantages prévus pour le bien-être de la population congolaise du Bassin du Nil. Mais aussi qu’il insère le programme de Bassin du Nil dans son budget national afin de faciliter les études de faisabilité de différents  projets prévus. Que le gouvernement de la RDC sache que sans la coopération entre les Etats riverains de Bassin du Nil, il n’y a pas de développement vu la diversité de ressources et besoins de la région du Bassin du Nil.

Pour clôturer, l’orateur a renchéri que notre développement ne viendra pas d’ailleurs. De ce fait, les intellectuels du Bassin du Nil doivent se mettre au travail d’une manière vigilante.

Posted by Doyen Maliro

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